Micro-businesses offer a host of advantages when they are set up, and throughout their day-to-day management.

Créer micro entreprise : démarches, avantages et règles essentielles

Créer une micro entreprise est aujourd’hui le moyen le plus simple pour lancer son activité indépendante en France. Accessible, rapide et peu coûteux, ce régime séduit aussi bien les freelances que les salariés souhaitant développer une activité complémentaire ou tester un projet entrepreneurial. Pour autant, devenir auto entrepreneur nécessite de respecter des règles précises, notamment en matière de chiffre d’affaires, de fiscalité, de protection sociale et de domiciliation. Dans ce guide complet, découvrez les avantages, les limites, et les démarches pour créer et démarrer sereinement votre microentreprise.
Legal forms
Reading time: 17min
Mis à jour le 8 janvier 2026
Domiciliation + company creation
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Creating my company

Qu’est-ce qu’une micro entreprise ?

La micro entreprise est un régime simplifié de l’entreprise individuelle. Le statut juridique de la micro entreprise permet à un entrepreneur individuel d’exercer une activité en son nom propre, tout en bénéficiant de règles fiscales et sociales allégées.

Le régime micro entreprise offre un système de protection sociale rattaché au système global de Sécurité sociale.

Bon à savoir : Contrairement à certaines idées reçues, la microentreprise n’est pas une société, ne repose pas sur un nombre de salariés, et est uniquement définie par des plafonds de chiffre d’affaires.

Le statut d’ auto entrepreneur s’applique aux activités :

  • commerciales,
  • artisanales,
  • libérales (BIC ou BNC).
 

Pourquoi créer une micro entreprise ?

Des démarches de création simples et rapides

Créer une microentreprise est aujourd’hui très accessible.

En effet, depuis la réforme du guichet unique de 2023, toutes les formalités de création, modification et cessation d’entreprise doivent être effectuées sur la plateforme officielle de l’État via le guichet unique de l’INPI. Comme toutes les entreprises, la microentreprise se crée donc en ligne, ainsi que la d'immatriculation, via le guichet unique des entreprises.

La déclaration de début d’activité se fait en ligne et nécessite peu d’informations :

  • identité de l’entrepreneur,
  • activité exercée,
  • adresse de domiciliation,
  • options fiscales et sociales,
  • demande éventuelle d’ACRE.

Aucun capital social, aucun statut juridique à rédiger et aucun passage chez le notaire ne sont requis.

Streamlined administrative management

Le régime micro repose sur un principe fondamental : pas de chiffre d’affaires = pas de cotisations sociales ni d’impôts . Attention, l’ auto entrepreneur paye quand même la Cotisation Foncière des Entreprises (sauf exceptions).

Les obligations du microentrepreneur sont volontairement limitées :

  • déclaration mensuelle ou trimestrielle du chiffre d’affaires auprès de l’Ursaaf,
  • tenue d’un livre des recettes,
  • conservation des factures.

Il n’y a ni bilan comptable, ni compte de résultat à produire.

Chaque mois ou chaque trimestre, une micro entreprise doit donc déclarer son chiffre d’affaires réellement perçu au cours de cette période. Il doit aussi ouvrir un compte bancaire dédié à son activité (notamment si son CA dépasse 10 000€ pendant deux années consécutives), pas nécessairement un compte professionnel, mais un compte alloué uniquement aux dépenses et recettes de sa micro entreprise.

Quels sont les plafonds de chiffre d’affaires de l’ auto entreprise en 2026 ?

Pour conserver le régime micro en 2026, le chiffre d’affaires annuel ne doit pas dépasser :

188 700 € pour :

  • la vente de marchandises,
  • le commerce,
  • la fourniture de logement (hors meublés de tourisme classés),

77 700 € pour :

  • les prestations de services,
  • les professions libérales.

Le dépassement de ces plafonds entraîne une sortie progressive du régime micro vers un statut de société et donc plus de charges, d’impôts et d’obligations comptables et administratives.

Quelle est la fiscalité en micro ?

Income tax

La micro entreprise est imposée à l’impôt sur le revenu dans la catégorie micro-BIC (activités commerciales ou artisanales) ou micro-BNC (activités libérales).

Le bénéfice imposable est calculé après application d’un abattement forfaitaire automatique :

  • 71 % pour les activités de vente,
  • 50 % pour les prestations de services commerciales,
  • 34 % pour les professions libérales.

Un abattement minimum de 305 € est systématiquement appliqué.

Bon à savoir : en contrepartie, il est impossible de déduire les charges réelles ou d’amortir du matériel.

Le versement libératoire de l’impôt

Sous conditions de revenus, le micro-entrepreneur peut opter pour le versement libératoire. Cette option permet de payer l’impôt sur le revenu en même temps que les cotisations sociales, via un taux fixe appliqué au chiffre d’affaires.

 

Quelles sont les cotisations sociales en microentreprise ?

Le micro-entrepreneur relève du régime micro-social simplifié et est affilié à la Sécurité sociale des indépendants (SSI), intégrée au régime général.

Les cotisations sociales sont calculées uniquement sur le chiffre d’affaires encaissé et ont augmenté en 2026 :

  • 12,3 % pour les activités de vente de marchandises,
  • 21,2% pour les prestations de services BIC,
  • 23,2 % pour les prestations BNC (CIPAV),
  • 25,6% pour les prestations BNC libérales (SSI).

Bon à savoir : en l’absence de chiffre d’affaires, aucune charge sociale n’est due.

L’ACRE et l’ARCE : de précieuses aides pour être auto entrepreneur

L’Aide à la Création et à la Reprise d’une Entreprise (ACRE) permet de bénéficier d’une exonération partielle de cotisations sociales pendant les 12 premiers mois d’activité.

Elle concerne les créateurs d’entreprise demandeurs d’emploi, et certaines personnes en reconversion professionnelle.

Les bénéficiaires de l’ACRE touchant des indemnités de chômage sous forme d’ARE (Aide au retour à l’Emploi) peuvent également bénéficier sur demande de l’ARCE, soit le versement de 60% de leurs droits restants en un seul versement, sous forme de capital. Cette aide financière aide les micro-entrepreneurs ayant besoin de matériel ou de trésorerie à démarrer leur activité.

N ‘hésitez pas à faire la demande d’ACRE et d’ARCE si vous créez ou reprenez une activité et êtes demandeur d’emploi actuellement, et surtout de faire cette demande pendant vos démarches de création en ligne.

Bon à savoir : d’autres aides sont également disponibles, et pas seulement pour les demandeurs d’emploi, à cet effet lisez notre guide sur les aides à la création d’entreprise.

Peut-on créer une microentreprise en étant salarié ?

Oui, il est tout à fait possible de créer une microentreprise tout en conservant un emploi salarié. Le statut micro peut être exercé à titre principal ou secondaire, sous réserve :

  • de respecter une clause de non-concurrence,
  • de ne pas travailler pour son employeur via sa microentreprise.

Ce cumul est idéal pour tester une activité ou générer un revenu complémentaire.

Quels sont les inconvénients de la microentreprise ?

Malgré ses nombreux avantages, notamment pour démarrer rapidement et simplement son activité individuelle, la microentreprise présente certaines limites :

  • plafonds de chiffre d’affaires,
  • absence de déduction des charges réelles,
  • franchise de TVA (non récupérable),
  • protection sociale plus limitée qu’un salarié.

Où domicilier sa microentreprise ?

Lors de la création, le micro-entrepreneur doit obligatoirement déclarer une adresse de siège social, c’est ce qu’on appelle la domiciliation. Cette adresse figure sur tous les documents officiels de l’entreprise.

Trois solutions de domiciliation existent :

  • domicile personnel,
  • local professionnel,
  • société de domiciliation agréée.

Pourquoi choisir une domiciliation professionnelle ?

Passer par un service de domiciliation commerciale comme SeDomicilier a plusieurs avantages. D’abord, vous choisissez vous-même l’adresse de votre siège social parmi un catalogue d’adresses prestigieuses dans des quartiers d’affaires ou des endroits emblématiques de la capitale ou de n’importe quelle grande ville française. Vous offrez ainsi à votre microentreprise une adresse professionnelle valorisante.

De plus, vous protégez votre adresse personnelle et séparez ainsi dès le départ vie privée et vie professionnelle. Par ailleurs, cette adresse uniquement professionnelle prestigieuse donne une belle image et renforce la crédibilité de votre activité.

Ensuite, faire appel à une société domiciliataire permet d’accéder à des services complémentaires pour gérer votre entreprise au quotidien d’une main de maître : gestion du courrier, permanence téléphonique, salles de réunion en location au besoin, accompagnement juridique et administratif…

Cette solution est particulièrement adaptée aux freelances et indépendants en microentreprise.

Comment créer une microentreprise ?

Créer une microentreprise repose aujourd’hui sur un parcours administratif unifié et entièrement dématérialisé. Depuis la mise en place du guichet unique en 2023, l’État a simplifié les démarches afin de permettre aux entrepreneurs de lancer leur activité rapidement, sans connaissances juridiques particulières. Suivez le guide ! Voici, étape par étape, comment créer une microentreprise en 2026.

Étape 1 : Accéder au guichet unique de l’INPI

Toute création de microentreprise doit obligatoirement passer par le guichet unique des formalités d’entreprises, géré par l’INPI : https://procedures.inpi.fr

Ce portail officiel centralise l’ensemble des démarches liées à la création, la modification, et la cessation d’activité de toutes les entreprises françaises.

Il remplace définitivement les anciens sites (CFE, autoentrepreneur.urssaf.fr pour la création, etc.).

Pour commencer, vous devez :

  • créer un compte utilisateur,
  • vous identifier (FranceConnect possible),
  • puis sélectionner la démarche « création d’entreprise ».

Le guichet unique permet ensuite de transmettre automatiquement votre dossier aux organismes concernés : INSEE, URSSAF, services fiscaux, organismes sociaux.

 

Étape 2 : Remplir la déclaration de début d’activité

Une fois connecté, vous devez compléter la déclaration de début d’activité, qui constitue le cœur de la création de votre microentreprise.

Cette étape consiste à renseigner plusieurs informations essentielles :

Les informations personnelles

  • identité complète,
  • date et lieu de naissance,
  • adresse personnelle,
  • situation familiale (selon les cas).

Ces données permettent d’identifier le micro-entrepreneur en tant que personne physique, puisqu’il exerce en son nom propre.

La description de l’activité

Vous devez ensuite préciser :

  • la nature exacte de l’activité exercée,
  • la date de début d’activité,
  • le caractère principal ou secondaire de l’activité.

Cette déclaration est importante, car elle conditionne : le régime fiscal (micro-BIC ou micro-BNC), le taux de cotisations sociales applicable, et l’organisme de rattachement de votre microentreprise (SSI, URSSAF, CIPAV pour certaines professions).

Il est recommandé de décrire l’activité de manière précise mais large, afin d’éviter toute restriction future.

Le choix de la domiciliation de la microentreprise

La déclaration de début d’activité impose de renseigner l’adresse de siège social, donc la domiciliation de votre microentreprise.

Nous avons déjà vu ci-dessus les trois solutions de domiciliation existantes. Le choix de la domiciliation commerciale est stratégique à de nombreux égards, même en micro. Une adresse professionnelle distincte du domicile permet notamment de :

  • préserver sa vie privée,
  • renforcer la crédibilité de l’activité,
  • faciliter la gestion du courrier professionnel.

C’est pourquoi de nombreux micro-entrepreneurs font le choix d’une solution de domiciliation spécialisée comme SeDomicilier, particulièrement adaptée aux freelances et indépendants.

Étape 3 : Choisir les options fiscales et sociales

Lors de la création de la microentreprise, plusieurs options doivent être sélectionnées avec attention.

Le régime fiscal

Par défaut, le micro-entrepreneur est soumis au régime classique de l’impôt sur le revenu, avec application d’un abattement forfaitaire.

Il est toutefois possible d’opter pour le versement libératoire de l’impôt, sous conditions de revenus, donc comme vu précédemment de régler l’impôt en même temps que les cotisations sociales, via un pourcentage du chiffre d’affaires.

Ce choix doit être effectué lors de la création, ou dans un délai limité après le début d’activité.

The social security system

Le micro-entrepreneur relève du régime micro-social simplifié. Les cotisations sociales sont calculées uniquement sur le chiffre d’affaires réellement encaissé. De plus, avec l’ACRE, la microentreprise bénéficiera d’une exonération partielle de cotisations sociales pendant les 12 premiers mois d’activité.

Étape 4 : Joindre les pièces justificatives

Le régime de la microentreprise se distingue par la légèreté des justificatifs demandés pour l’immatriculation officielle de l’entreprise.

Dans la majorité des cas, une seule pièce justificative est requise : une copie d’une pièce d’identité en cours de validité.

Selon la nature de l’activité, des documents complémentaires peuvent être demandés, comme un diplôme ou une qualification professionnelle pour certaines activités réglementées, et le justificatif de domiciliation si l’adresse déclarée n’est pas le domicile personnel. Fournissez-les en format PDF pendant la demande d’enregistrement.

L’ensemble des pièces est transmis directement via le guichet unique des entreprises, au format numérique.

Étape 5 : Valider la création et obtenir le numéro SIRET

Une fois le dossier complété et validé, la demande de création est transmise automatiquement aux organismes compétents.

Après traitement, l’INSEE attribue un numéro SIREN et un numéro SIRET à la microentreprise, et le micro-entrepreneur reçoit une confirmation officielle de création. Vous pouvez voir directement en ligne l’avancement de votre demande sur votre compte utilisateur du portail des entreprises. Une notification y apparaîtra pour vous informer du traitement et de la validation du dossier.

Dans la majorité des cas, le numéro SIRET est délivré en quelques jours seulement, avec le KBis, parfois sous une semaine. Il permet alors :

  • de facturer légalement,
  • d’ouvrir un compte bancaire dédié (obligatoire au-delà de certains seuils),
  • d’effectuer les déclarations de chiffre d’affaires.

Post-création : les premières obligations du micro-entrepreneur

Une fois la microentreprise créée, certaines démarches doivent être anticipées :

  • choisir la périodicité de déclaration du chiffre d’affaires(mensuelle ou trimestrielle),
  • mettre en place un modèle de facture conforme et électronique via une plateforme agrée (réforme de 2025 et 2027),
  • vérifier les obligations en matière d’assurance professionnelle,
  • anticiper la future Cotisation Foncière des Entreprises (CFE).

Une organisation rigoureuse dès le départ facilite grandement la gestion quotidienne de la microentreprise et limite les erreurs administratives.

Tableau récapitulatif : créer une microentreprise en 2026

Élément clé

Microentreprise

Coût de création

Gratuit

Steps

100 % en ligne

Plateforme officielle

One-stop shop INPI

Plafond CA vente

188 700 €

Plafond CA services

77 700 €

TVA

Franchise de TVA

Charges sociales

Proportionnelles au CA

Comptabilité

Ultra-simplifiée

Direct debit

Obligatoire

Évolution possible

Oui (EI ou société)

Conclusion

Créer une microentreprise reste une solution idéale pour se lancer rapidement dans l’entrepreneuriat. Grâce à des démarches simplifiées, une fiscalité lisible et une gestion administrative allégée, ce statut permet de tester une activité ou de développer un projet à moindre risque.

Le choix de la domiciliation joue un rôle clé dans la crédibilité et l’organisation de votre activité. Une solution professionnelle comme SeDomicilier permet d’allier simplicité, image et services utiles au quotidien.

Written by our expert Evan
August 6, 2018
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Frequently asked questions

Peut-on changer de statut plus tard ?
Chevron
Oui, votre micro entreprise peut évoluer et devenir ensuite une entreprise individuelle classique ou une société. Elle peut d’ailleurs directement y basculer si vous dépassez le plafond annuel de chiffre d’affaires.
La microentreprise est-elle soumise à la CFE ?
Chevron
Oui, la microentreprise est soumise à la CFE, avec une exonération la première année (sauf exceptions). Le montant varie selon la commune de domiciliation : renseignez-vous et calculez votre taux de CFE.
Peut-on dépasser les plafonds une année ?
Chevron
Oui, on peut dépasser les plafonds de CA sous conditions, sans sortie immédiate du régime.
Créer une microentreprise est-il gratuit ?
Chevron
Oui, la création de microentreprise est totalement gratuite.