Pour créer une entreprise, il faut définir son projet, choisir un statut juridique, fixer l’adresse du siège puis déposer son dossier d’immatriculation sur le guichet unique des formalités d’entreprises. La micro-entreprise s’immatricule gratuitement, alors qu’une société supporte entre 177 et 252 € de frais officiels hors TVA, hors capital et hors honoraires de conseil.
Ce guide détaille chaque étape avec les frais de greffe et d’annonce légale actuellement en vigueur, les règles du capital social, la réforme de l’ACRE et les plafonds de la micro-entreprise, pour lancer votre activité sans mauvaise surprise.
Quelles sont les étapes pour créer une entreprise ?
Créer une entreprise suit sept étapes : définir le projet, tester le marché, financer le lancement, choisir un statut, fixer l’adresse du siège, immatriculer l’entreprise puis démarrer l’activité. L’ordre compte : le statut dépend du budget et du nombre d’associés, et l’immatriculation exige une adresse et, pour une société, des statuts signés.
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Définir le projet et sa clientèle cible.
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Étudier le marché et rédiger un business plan.
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Réunir les financements et vérifier les aides.
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Choisir le statut juridique adapté.
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Domicilier le siège de l’entreprise.
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Immatriculer l’entreprise sur le guichet unique.
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Lancer l’activité : assurance, banque, facturation, clients.
Depuis le 1er janvier 2023, toutes les formalités de création passent par un guichet unique en ligne géré par l’INPI, qui a remplacé les anciens centres de formalités. Nous détaillons son fonctionnement dans notre article sur le guichet unique des entreprises.
Un projet solide répond à un besoin précis d’une clientèle identifiée, à un prix qu’elle accepte de payer. Avant d’investir du temps et de l’argent, répondez par écrit à six questions :
- Quel produit ou quel service allez-vous vendre, et à quel besoin répond-il ?
- Qui sont vos clients cibles : particuliers (BtoC) ou entreprises (BtoB) ?
- Sur quelle zone géographique allez-vous travailler ?
- Entreprenez-vous seul(e) ou avec des associés ?
- Comment financez-vous le démarrage : économies, prêt, aides ?
- De quoi avez-vous besoin pour démarrer : local, matériel, stock, personnel ?
Formulez ensuite votre unicité, c’est-à-dire ce qui vous distingue des acteurs déjà en place, en une seule phrase. Si vous n’y parvenez pas, le projet n’est pas encore assez mûr pour être financé.
Enfin, testez la demande avant de dépenser : quelques entretiens avec de futurs clients, une offre pilote vendue à prix réel ou un produit minimum viable suffisent souvent à valider l’idée sans engager de frais de structure.
Pourquoi faire une étude de marché et un business plan ?
L’étude de marché mesure la demande, l’offre existante et la tendance du secteur. Elle évite de lancer un produit que personne ne cherche et sert de base au business plan. Le tableau ci-dessous résume les quatre points à documenter.
| Point à étudier |
Question à se poser |
Où chercher |
| Demande |
Combien de clients potentiels dans ma zone ? |
Insee, chambres de commerce, enquêtes auprès de prospects |
| Concurrence |
Qui vend déjà la même chose, avec quelle offre ? |
Sites concurrents, avis clients, annuaires |
| Prix |
Quel tarif le marché accepte-t-il ? |
Grilles tarifaires des concurrents, tests de vente |
| Tendance |
Le secteur progresse-t-il ou recule-t-il ? |
Fédérations professionnelles, presse spécialisée |
Le business plan traduit cette étude en chiffres : chiffre d’affaires prévisionnel, charges, besoins de trésorerie et plan de financement. Il sert d’abord à décider si le projet est rentable, ensuite à convaincre une banque ou un organisme d’aide.
Prenons un exemple simple. Avec 1 200 € de charges fixes par mois (logiciels, assurance, domiciliation, comptable) et une marge brute de 60 %, le point mort s’établit à 1 200 / 0,6 = 2 000 € de chiffre d’affaires mensuel. En dessous, l’activité perd de l’argent ; au-dessus, elle dégage un résultat.
Pour structurer ces chiffres, appuyez-vous sur notre guide du budget prévisionnel, qui détaille les postes de recettes et de dépenses à anticiper.
Le financement d’une création combine en général un apport personnel, un emprunt bancaire et des aides publiques. Le besoin varie énormément selon le statut : une micro-entreprise de services démarre avec quelques dizaines d’euros, une société avec local, stock ou salariés demande un budget bien plus lourd.
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L’apport personnel et les avances de proches, souvent exigés par les banques.
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Le prêt bancaire, parfois adossé à une garantie publique ou à un prêt d’honneur.
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Les réseaux d’accompagnement (BGE, Initiative France, Réseau Entreprendre, CCI) qui conseillent et peuvent accorder des prêts d’honneur.
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Le financement participatif, adapté aux projets avec une communauté de clients.
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Les aides régionales et Bpifrance, selon le secteur et le profil du créateur.
Si votre capital de départ est limité, notre article sur la manière de monter une entreprise sans argent détaille les leviers disponibles, de la micro-entreprise aux prêts sans apport.
L’ACRE (aide à la création ou à la reprise d’une entreprise) réduit les cotisations sociales pendant 12 mois. Depuis le 1er janvier 2026, la réduction est limitée à 25 % des cotisations dues et réservée à certains publics, selon la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025).
Les créateurs concernés sont notamment les demandeurs d’emploi indemnisés, les demandeurs d’emploi non indemnisés inscrits à France Travail depuis six mois sur les dix-huit derniers, les bénéficiaires du RSA ou de l’ASS, les jeunes de 18 à 25 ans et les créateurs installés en quartier prioritaire de la ville ou en zone de revitalisation rurale.
Il ne faut pas avoir déjà perçu l’ACRE au cours des trois années précédentes. La CCI Paris Île-de-France détaille ces critères dans son analyse du durcissement de l’ACRE.
Autre changement : la demande est désormais obligatoire auprès de l’Urssaf, faute de quoi l’aide n’est pas accordée. Les micro-entrepreneurs relèvent d’un calendrier propre, à vérifier avant de vous déclarer.
Un créateur indemnisé par France Travail peut aussi demander l’Arce, qui verse 60 % des droits restants à l’allocation chômage, en deux fois : la moitié au démarrage, l’autre moitié six mois plus tard si l’entreprise existe toujours. Elle suppose de bénéficier également de l’ACRE, ce qui la rend moins accessible qu’avant. Les conditions à jour sont sur la fiche Service-Public sur l’Arce.
What legal status should you choose for your business?
Le statut juridique se choisit selon cinq critères : le nombre d’associés, le capital, le régime fiscal, la responsabilité du dirigeant et son régime social. Pour entreprendre seul, les options sont la micro-entreprise, l’entreprise individuelle, l’EURL et la SASU ; à plusieurs, la SARL, la SAS, la SNC ou la SA. Notre guide pour choisir un statut juridique compare ces formes en détail.
| Statut |
Associés |
Capital |
Liability |
Social security for managers |
| Micro-business |
1 |
None |
Biens professionnels |
Self-employed |
| Entreprise individuelle (EI) |
1 |
None |
Biens professionnels |
Self-employed |
| EURL |
1 |
Libre |
Limited to contributions |
Travailleur indépendant (gérant associé unique) |
| SASU |
1 |
Libre |
Limited to contributions |
Assimilé salarié (président) |
| SARL |
2 et plus |
Libre |
Limited to contributions |
Travailleur indépendant si gérant majoritaire |
| SAS |
2 et plus |
Libre |
Limited to contributions |
Assimilé salarié (président) |
| SA |
2 et plus |
37 000 € minimum |
Limited to contributions |
Deemed employee |
La micro-entreprise reste la porte d’entrée la plus simple, avec des formalités allégées et des cotisations proportionnelles au chiffre d’affaires. Les plafonds 2026-2028 sont de 203 100 € pour la vente de marchandises et la fourniture de logement, et de 83 600 € pour les prestations de services et les professions libérales (arrêté du 27 janvier 2026, publié par Service-Public Entreprendre).
L’EIRL n’existe plus pour les nouvelles créations depuis la loi du 14 février 2022 : l’entrepreneur individuel bénéficie désormais d’une séparation automatique entre son patrimoine professionnel et son patrimoine personnel.
Si vous visez ce régime, le guide complet de la micro-entreprise détaille les cotisations, les déclarations et les limites à connaître. Un expert-comptable peut ensuite confirmer le choix selon votre rémunération prévue et votre fiscalité.
Où domicilier le siège de son entreprise ?
Toute société doit avoir une adresse de siège social, inscrite au registre et reprise sur les factures, les contrats et le site internet. Quatre solutions existent : le domicile du dirigeant, un local commercial, un espace partagé ou une société de domiciliation d’entreprise.
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Chez soi : économique et rapide, mais l’adresse personnelle devient publique.
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Dans un local commercial : plus de crédibilité, mais un bail à financer et peu de souplesse.
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En pépinière ou en coworking : un réseau d’entrepreneurs, mais un choix d’adresses limité.
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Auprès d’une société de domiciliation : une adresse professionnelle et la gestion du courrier, sans local à louer.
La domiciliation chez le dirigeant est possible, sous réserve du bail, du règlement de copropriété et du plan local d’urbanisme. Quand l’un d’eux s’y oppose, elle est limitée à 5 ans maximum depuis la création de l’entreprise (article L.123-11-1 du code de commerce). Notre page sur l’autorisation de domicilier son siège social détaille les cas.
Les pépinières et les espaces de coworking conviennent aux porteurs de projet qui cherchent un lieu de travail en plus d’une adresse. Un local commercial se justifie surtout pour une activité qui reçoit du public ou stocke des marchandises.
Une société de domiciliation fournit une adresse de siège, le contrat qui sert de justificatif d’adresse à l’immatriculation et le traitement du courrier.
L’adresse détermine aussi la commune où la CFE est due : comparer les communes peut donc réduire la facture. Parmi les 51 principales villes françaises, les taux de CFE vont de 16,52 % à 38,67 %, comme le montre notre classement des taux de CFE par commune.
Quelles démarches pour immatriculer son entreprise ?
L’immatriculation se fait en ligne sur le guichet unique des formalités d’entreprises. Une micro-entreprise ou une entreprise individuelle dépose une simple déclaration d’activité ; une société constitue un dossier complet. Le guichet unique transmet ensuite le dossier aux impôts, à l’Insee et aux organismes sociaux.
Le dossier d’une société
Le dossier d’immatriculation d’une société comprend en général :
- les statuts signés par les associés ;
- l’attestation de dépôt des fonds du capital social ;
- un justificatif de domiciliation du siège (bail, titre de propriété ou contrat de domiciliation) ;
- la pièce d’identité du dirigeant et la déclaration de non-condamnation ;
- l’attestation de parution de l’annonce légale ;
- la déclaration des bénéficiaires effectifs.
Les statuts de la société
Les statuts fixent le fonctionnement de la société : objet, siège, capital, pouvoirs du dirigeant, règles de décision. Leur rédaction mérite une attention particulière, surtout en SAS où la loi laisse beaucoup de liberté aux associés. Un avocat, un notaire ou un juriste peut vous aider ; notre guide sur la rédaction des statuts présente les clauses essentielles.
Deposit of share capital
Pour une société commerciale, le capital est déposé sur un compte bloqué auprès d’une banque ou d’un notaire. Un établissement de paiement n’est pas accepté, et la Caisse des dépôts ne reçoit plus de dépôts depuis le 1er juin 2021. Les fonds sont débloqués après l’immatriculation.
Le montant est libre pour la SAS, la SASU, la SARL et l’EURL : un euro est possible, mais déconseillé. Seule la SA impose un minimum de 37 000 €. La libération initiale est d’au moins 50 % du capital pour une SAS ou une SA, et de 20 % pour une SARL ; le solde se règle dans les cinq ans (Service-Public Entreprendre, vérifié en octobre 2025).
Le dépôt ne coûte rien à l’État, mais votre banque peut facturer des frais de dossier ou de compte bloqué : demandez-les avant de choisir l’établissement dépositaire.
Pour fixer le bon niveau de capital, comparez les règles de la SAS et de la SARL.
L’annonce légale
Toute société publie un avis de constitution dans un journal d’annonces légales du département de son siège. Pour une création, le prix est un forfait fixé par arrêté : 124 € pour une EURL, 142 € pour une SASU, 148 € pour une SARL et 199 € pour une SAS, hors TVA.
Le forfait s’applique en métropole ; il est plus élevé à La Réunion et à Mayotte. Notre article sur l’annonce légale explique le contenu obligatoire de l’avis et la façon de choisir son journal.
L’extrait Kbis et le numéro SIREN
Une fois le dossier validé, l’entreprise reçoit son numéro SIREN, son code APE et son justificatif d’immatriculation, c’est-à-dire l’extrait Kbis pour une société commerciale. Le numéro SIRET, lui, identifie chaque établissement : une entreprise a un seul SIREN et peut avoir plusieurs SIRET.
À titre indicatif, un SIRET s’obtient en 24 à 48 heures pour une entreprise individuelle simple, en 5 à 10 jours ouvrés pour une SASU ou une EURL, et jusqu’à 2 ou 3 semaines pour un dossier complexe (Bpifrance Création).
How much does it cost to set up a company?
Les frais officiels vont de 0 € pour une micro-entreprise à environ 252 € hors TVA pour une SAS. Ce total additionne l’immatriculation, la déclaration des bénéficiaires effectifs et l’annonce légale. Il ne comprend ni le capital, ni les honoraires de conseil, ni les frais bancaires de dépôt.
| Statut |
Immatriculation |
Bénéficiaires effectifs |
Annonce légale (forfait HT) |
Total officiel hors TVA |
| Micro-business |
Gratuite |
Non |
Non |
0 € |
| EI commerciale |
21,74 € |
Non |
Non |
21,74 € |
| EI artisanale |
45 € |
Non |
Non |
45 € |
| EURL |
33,83 € |
19,33 € |
124 € |
177,16 € |
| SASU |
33,83 € |
19,33 € |
142 € |
195,16 € |
| SARL |
33,83 € |
19,33 € |
148 € |
201,16 € |
| SAS |
33,83 € |
19,33 € |
199 € |
252,16 € |
Prenons une SASU créée à Paris : 33,83 € d’immatriculation, 19,33 € de déclaration des bénéficiaires effectifs et 142 € d’annonce légale, soit 195,16 € hors TVA. S’y ajoutent la TVA sur l’annonce légale et d’éventuels frais bancaires pour le dépôt du capital.
Les montants d’immatriculation viennent de la fiche Service-Public sur le coût des formalités de création, vérifiée le 18 mars 2026. Les activités libérales et agricoles en entreprise individuelle ne paient aucun frais d’immatriculation.
Une société civile comme la SCI paie une immatriculation plus élevée (60,38 €) et un forfait d’annonce légale de 191 € hors TVA. Avec une domiciliation SeDomicilier, les honoraires de création sont offerts : seuls les frais légaux restent à payer.
Une fois l’entreprise immatriculée, les premières semaines servent à sécuriser l’activité avant de chercher des clients. Voici les points à traiter dans l’ordre :
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Un compte bancaire professionnel, obligatoire pour une société et utile pour séparer les flux.
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Une assurance adaptée : certaines activités imposent une garantie (décennale dans le bâtiment, responsabilité civile pour les professions réglementées), les autres la recommandent.
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Un outil de facturation qui reprend les mentions obligatoires.
-
Une identité visuelle et un site (logo, nom de domaine, fiche Google) pour être trouvé.
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Un premier réseau commercial : clients de proximité, partenaires, chambre de commerce.
Gardez en tête une échéance fiscale : l’entreprise est exonérée de CFE l’année de sa création ; la cotisation devient due à partir de l’année suivante. Prévoyez-la dans votre budget prévisionnel pour éviter un décaissement imprévu.
Enfin, fixez une règle simple pour vos journées de créateur : d’abord les commandes qui rapportent le premier chiffre d’affaires, ensuite le temps consacré à la structuration de l’entreprise. Les créateurs solitaires portent toutes les casquettes ; la priorité évite de s’éparpiller.
Conclusion
Créer une entreprise consiste à enchaîner sept décisions dans le bon ordre : projet, marché, financement, statut, adresse, immatriculation et lancement. Le coût officiel reste modeste, de 0 € en micro-entreprise à environ 252 € hors TVA pour une SAS, et les vraies dépenses viennent ensuite du démarrage de l’activité.
Retenez trois réflexes : vérifier les règles à jour sur les sites officiels, choisir son statut en fonction de sa rémunération prévue plutôt que de l’habitude, et faire domicilier le siège dès le départ pour disposer d’une adresse stable sur tous vos documents.
Vous créez votre entreprise ? SeDomicilier vous propose la création d’entreprise offerte avec toute domiciliation : une adresse de siège, la gestion de votre courrier et un accompagnement pour vos formalités en ligne.